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Interview de Philippe Deyrieu et Lauri Prado en studio le 20 juillet 2001.
Il est 2h00 du matin…

Lauri comment as-tu commencé dans la musique?
J'ai commencé très jeune, sur les genoux de mon frère derrière un piano désaccordé, à essayer de jouer les chansons des Beatles, ce qui était des plus normal pour les gens de ma génération.


As-tu toujours fait ce métier?
Oui. Et je peux me vanter maintenant de ne savoir rien faire d'autre.


Avec qui as-tu travaillé?
J'ai travaillé avec beaucoup de gens. Mais il est certain que la personne qui m'a le plus marqué est Charlélie Couture. Après j'ai choisi de ne plus faire la musique des autres et de me consacrer à la mienne. C'est une personne qui a une grosse influence sur moi, car c'est un artiste complet, à part.


Comment as-tu rencontré Philippe?
Je travaillais à l'époque avec un chanteur qui s'appelle Peter Mann et un jour Philippe est arrivé dans ce studio avec sa guitare. On s'est juste dit bonjour, il s'est assis, a pris sa guitare et a enchaîné trois chansons impeccables. Je me demande si j'ai respiré pendant la durée de ces trois chansons car j'étais héberlué par ce type venu de nulle part qui sans aucune présentation particulière s'est mis à chanter et faire ce qu'il sait faire le mieux, c'est à dire interpréter ses propres chansons. A partir de ce moment on a travaillé ensemble.


Comment qualifierais-tu le style de Philippe?
Humainement, Philippe est un type adorable, c'est un plaisir constant de travailler avec lui. Il est lui-même constant dans sa qualité de travail, d'inspiration et d'interprétation. Il est très très patient en studio avec moi.
Artistiquement, je le mettrai dans cette catégorie de chanteur qui est capable dans une seule chanson d'avoir la mélodie, d'avoir un texte qui parle " d'un ailleurs ", il y a les mots et d'autres choses qui parlent derrière les mots. Il y a une immense tendresse. Une nostalgie, qui moi me parle énormément. Je le crois tout à fait dans son temps et ses chansons pourront être chantées dans 10 ans comme elles auraient pu l'être il y a 10 ans.


Si tu avais un conseil à lui donner?
Je suis conscient de la difficulté à percer. Le talent n'est qu'une partie et la plus grosse c'est l'acharnement et le travail. Une chose valable pour tous…


Philippe, tu es auteur compositeur interprète. Est-ce un choix ou est-ce venu naturellement?
En fait c'est venu de mon entourage. Je chantais les chansons des autres et un jour de nombreuses personnes m'ont dit pourquoi ne chantes tu pas tes chansons. J'ai essayé et quelques essais ont paru concluant. J'y ai pris goût, à tel point que maintenant je serais incapable de chanter de mémoire celles des autres.


Tes inspirations pour écrire?
L'instant, le passé. Ou une idée de titre comme " faire avec ", et travailler autour.
Quels sont les artistes qui t'inspirent voire t'influencent?
Comme beaucoup d'auteurs de ma génération c'est Souchon, Goldman, Jean louis Aubert pour son énergie et son rock.
Hors de nos frontières,

Avec qui souhaiterais tu collaborer?
Pour l'expérience, ce serait de travailler avec Goldman , Capdevielle aussi j'en ai envie depuis longtemps.


Sens-tu que ta musique a évolué?
Oui, je crois. Car mis à part " rester deux " et "ce ne sont pas des anges"  je n'oserai pas  chanter mes premiers titres aujourd'hui car les textes ou les mélodies ont mal vieilli. Manque de maturité. Puis après il y a eu des rencontres, comme Lauri ou encore Norman Groulx, qui m'ont fait évoluer et donc reconsiderer certaines choses.


Ton actu, c'est ta qualification aux demi et finales du festival de Granby au Canada?
Oui. C'est important de voir les portes que cela peut m'ouvrir .Et le fait de jouer au Canada QUE JE NE CONNAIS PAS.


Comment cette aventure a débuté?
C'est parti de mon ami Norman, leader de Starmania de 88 à la première version anglaise  qui,un jour m'a appelé pour me dire que ce festival existe et lui semble à ma portée, au vu des derniers finalistes. J'ai donc envoyé trois titres au comité d'organisation, puis on m'a contacté pour aller passer les sélections, parmi 350 personnes. Pour le moment Norman me porte chance.


Est-ce qu'il y a un de tes titres que tu affectionnes particulièrement?
" M'enfermer dehors "


Philippe, pour conclure, as-tu un message aux internautes?
Je les remercie de prendre sur leur temps pour venir à ma rencontre. Merci de découvrir ce que je fais. N'hésitez pas à me contacter pour une éventuelle rencontre ou discussion.

Interview réalisé par Stéphane Mislin LE 20 JUILLET 2001.